Fashion News

Quand de grands noms changent leurs habitudes…

Depuis le début de la pandémie du coronavirus, tout notre système est mis en pause et beaucoup d’entre nous ont réalisé qu’il est presque nécessaire de ré-envisager l’avenir pour qu’il soit adapté à la société contemporaine.

Depuis le début de la pandémie du coronavirus, tout notre système est mis en pause et beaucoup d’entre nous ont réalisé qu’il est presque nécessaire de ré-envisager l’avenir pour qu’il soit adapté à la société contemporaine. 

En ce qui concerne l’industrie de la mode, ce ralentissement représente une bonne nouvelle. Cette industrie a été affectée par la crise et a donc dû s’adapter en repensant son fonctionnement, surtout sur le plan environnemental. Dans le magazine Vogue, un article appelé « La mode de demain ne sera plus la même… La preuve avec ce projet durable » parle du projet #rewiringfashion. Il s’agit d’une proposition pour réinventer la mode du futur en se concentrant sur plusieurs objectifs comme l’abandon des soldes, du Black Friday et la modification des calendriers des défilés de mode. Les créateurs de Coperni (une marque française de haute couture) nous disent que:  

Nous nous trouvons dans un système de la mode qui ne correspond plus à notre époque et à notre planète. Il est temps de ralentir et de redécouvrir la magie de la mode.

Cette citation représente bien le nouvel esprit du secteur de la mode. L’évolution de ce milieu passe aussi par le renouvellement de l’organisation de la Fashion Week. Le calendrier actuel impose un rythme effréné, entre les collections automne-hiver et printemps-été, les défilés croisières et pré-automnal. Depuis longtemps, ce calendrier impose un rythme intense des productions, présentations et commercialisations des collections. Tout cela conduit à la surproduction, à la baisse de créativité et à la lassitude des acteurs principaux de la mode. De plus, ce calendrier ne trouve plus écho au sein de la sphère de la mode. 

En 2019, le Conseil suédois de la mode a annulé la Fashion Week de Stockholm car selon lui, il est nécessaire de trouver un format plus respectueux de l’environnement pour présenter les nouvelles collections. La Fashion Week de Copenhague est également engagée sur le terrain de l’écoresponsabilité et se fixe comme objectif de mettre en lumière plus de marques responsables et d’organiser un événement 100% zéro-déchet d’ici 2022.

Certain·e·s couturiers/couturières célèbres ont décidé de suivre leur propre rythme en s’affranchissant du calendrier de la Fashion Week. Leur but est de diminuer le nombre de collections par an, privilégier la créativité à la production en grande quantité et donc, produire moins. On peut notamment citer la maison Saint-Laurent qui a annoncé en avril 2020 qu’elle se retire de la Fashion Week de Paris. Dans un article du magazine « Grazia », Alexandra Jubé, experte en stratégie de marque et en prévision des tendances de mode, explique que:

La décision de Saint-Laurent est très importante : elle ouvre les champs des possibles. Sans y voir l’espoir d’un avenir et d’une consommation plus responsable puisque la maison n’aborde pas du tout ces thèmes dans son communiqué, elle montre l’exemple de ce qu’il est possible de faire. Lorsqu’une puissance économique comme elle prend ce genre de risque, ça rebat les cartes du futur.

Nous pouvons aussi citer la marque italienne « Gucci » qui choisit d’abandonner le calendrier de la Fashion Week de Milan pour réaliser seulement deux collections par an. « Gucci » affirme haut et fort son engagement durable avec un compte instagram qui y est dédié: @gucciequilibrium. Sur ce compte, cette marque partage les initiatives qu’elle prend pour soutenir la planète et les personnes impliquées en faveur un changement positif. Entre 2015 et 2025, son objectif est de réduire son impact environnemental de 40% et son empreinte carbone de 50%. De 2015 à 2019, la griffe a respectivement atteint une réduction de 39% et de 37% pour ces deux objectifs. En 2019 par rapport à 2018, ses émissions de gaz à effet ont diminué et son impact de 21%. 

Actuellement, le calendrier de la Fashion Week impose de créer plus de dix collections par an, ce qui provoque un manque de temps pour la création et l’innovation. Alexandra Jubé déclare que: 

C’est une prise de position extrêmement forte pour le monde de la mode parce qu’elle vient précisément d’une maison traditionnelle, classique non pas dans sa mode mais dans sa manière de fonctionner.

En plus du ralentissement observé chez les créateurs/créatrices, on remarque que le/la consommateur/consommatrice est également à la recherche d’une mode plus responsable. Des pièces de seconde main relayées sur Instagram aux collections en édition limitées, les alternatives à la fast fashion fleurissent depuis ces dernières années pour faire face à l’urgence climatique. 

Que pensez-vous de ces changements dans le milieu de la haute couture? J’espère que le sujet vous plait et n’hésitez pas à partager d’autres informations si vous en avez 😉 Passez une belle journée!


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