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Supermarket, le nouveau concept éthique à Bruxelles

Supermarket est un nouveau concept né à Bruxelles qui ouvrira ses portes en octobre 2020. Nous avons eu l'occasion d'aller découvrir le lieu en avant première afin de rencontrer les créatrices de ce très chouette concept.

À l’aube d’une prise de conscience collective, de plus en plus de marques éthiques font surface. Elles prennent place dans l’industrie de la mode mais aussi de la décoration ou encore des cosmétiques. En effet, il y a encore quelques années il était difficile de savoir vers où se tourner pour consommer de manière plus éthique. Mais à présent, il existe des endroits comme Supermarket, qui mettent en avant ces marques. Ce nouveau concept éthique qui prendra place à Bruxelles au courant du mois d’octobre, nous a ouvert ses portes. Suite à ça, nous avons pu discuter avec ses trois créatrices: Marine, Katherine et Julie. Elles nous ont parlé de leur nouvel espace contemporain éthique, temple du design, de la décoration et de la slow fashion. Mais pas que.

Les trois créatrices de Supermarket.be
Les trois créatrices de Supermarket.be
Bonjour! Alors, tout d’abord quel est le concept de Supermarket? Si j’ai bien compris, il y a plusieurs volets?

Oui, on a voulu ouvrir cet espace éthique et on l’a vu comme un espace moderne pour mieux consommer. Il est basé sur une proposition mode et décoration, principalement. Un peu lifestyle aussi.

Il y a le premier volet avec la partie shop où l’on pourra retrouver des créateurs locaux. Ensuite, il existe une partie seconde main classique et vintage. La partie créateurs se composera de marques éthiques et durables. Mais tout le monde ne peut pas se l’offrir et/ou n’est pas prêt à mettre autant d’argent pour des vêtements. Les prix sont certes justifiés quand on sait tout ce qu’il y a derrière, mais pas accessibles à tous.

Pour contrer cela, on a eu l’idée de créer un concept de dépôt-vente de seconde main. Pour que ce soit plus abordable et ainsi toucher plus de monde. On veut toucher une population peut-être plus jeune également qui finalement sera celle qui consommera dans le futur. De plus, le vintage est quand même à la mode actuellement. On a une collaboratrice qui sélectionnera des collections capsules avec des pièces triées sur le style vintage du moment. Par contre, pour le seconde main, tout le monde peut venir déposer ses vêtements. En fait, on a une liste de marques qu’on reprend ou non. On recherche principalement du moyen de gamme. On cherche un style qui correspond à ce qu’on vendra donc assez minimaliste et qu’on peut porter tous les jours. Des pièces que l’on peut porter chaque jour à des prix ni trop chers ni trop bas.

En ce qui concerne les pièces qui ne serons pas vendues mais qui sont en parfait état, on procèdera à un don à une association. C’est une association avec laquelle on aura un partenariat. La personne qui les dépose pourra même directement procéder au don si elle le souhaite. On mettra ce système en place incessamment sous peu. Le fait de procéder à des dons fait partie de notre principe de ne rien jeter et que tout serve. Sans oublier ce côté solidaire et social qui nous est cher. Aider les gens qui en ont besoin, surtout pendant cette période, c’est important. On est en train de discuter également avec une marque qui récupère des tissus afin d’en faire de nouvelles pièces.

Ensuite, le deuxième volet est beaucoup plus centré sur la création d’événements. On organise par exemple un vide dressing tous les premiers dimanche du mois. Ce sont des vide dressings qu’on organisait déjà au Café Flora à Saint-Gilles avant le confinement. On réitérera donc l’expérience ici. Le premier se déroulera d’ailleurs le 13 septembre. Ensuite, ce sera à partir du 1er novembre, tous les premiers dimanches du mois. De plus, tous les créateurs qui exposeront ici pourront utiliser l’espace pour organiser des ventes privées ou des lancements de collection, par exemple. On aura également un disquaire qui va s’installer ici. Une fois par mois, il fera un live avec un DJ qui viendra choisir dans la sélection de vinyles son set.

Enfin, le troisième volet se compose des workshops. Deux fois par semaine, vous pouvez assister à un cours de yoga: le mercredi soir et le dimanche matin. En plus de cela, une fois par semaine, sûrement le jeudi soir, il y aura un workshop. On aura par exemple quelqu’un qui viendra faire de la céramique, de l’upcycling, des cosmétiques, etc. Il y a pleins de possibilités et au fur et à mesure on trouvera de nouvelles activités et de nouveaux intervenants.

C’est assez varié mais comme tout est basé sur le durable, on va rester sur des choses créatives et surtout durables. C’est-à-dire qu’on veut vraiment qu’à la fin des workshops les personnes puissent partir avec un objet fini, et ensuite pouvoir le reproduire par la suite chez elles. Et même transmettre la technique par la suite. Ou l’idée d’avoir un objet fini qu’on pourrait éventuellement offrir pour les fêtes, tel un cadeau unique. On a vu pendant le confinement qu’énormément de gens avaient appris à coudre ou bricoler, par exemple. On s’est donc dit que ça avait du sens de proposer aux gens le cadeau qu’ils pourraient offrir aux fêtes de fin d’année.

Avez-vous des critères spécifiques pour qu’une marque puisse être exposée?

Oui, il y a des critères. Mais ce qu’on leur demande principalement c’est d’être locaux donc Belges ou du moins Européens. On demande aussi que ce soient des small business car le but est de promouvoir de petites marques et d’acheter à de petits entrepreneurs. Surtout après le confinement. Et si ça ne l’est pas, elles devront au moins remplir les conditions d’être éthiques et durables.

Et comment est né ce projet?

Il est né de nos activités séparées. On a chacune une activité de notre côté. Par exemple, moi je fais des bijoux fantaisies depuis 7 ans. Katherine a un magasin éthique et un webshop proposant des articles venant de marques durables et locales. Ce sont essentiellement des vêtements et des accessoires. Quant à Julie, elle a un webshop de seconde main pour enfants, basé sur un concept de dépôt-vente de particuliers.

Nos trois projets sont donc basés sur du small business, de l’éthique et de la consommation responsable. Cela nous a donc paru logique de nous associer pour créer quelque chose de plus grand et de faire de nos projets personnels quelque chose de commun. Le concept est né juste avant la crise du Covid-19 et le confinement a ensuite accéléré les choses.

On en est venues à ce projet car nous avions déjà travaillé ensemble et notamment sur un événement de déstockage de créateurs. C’était un événement avec cette volonté de continuer à vendre des stocks dormant pour aider les créateurs à se débarrasser du surplus de production et aider le consommateur à acheter une pièce de créateur à moindre prix. Cela faisait partie de ce concept anti-gaspillage. On continuera d’ailleurs à le proposer ici.

C’est donc après ça que l’on s’est rendues compte aussi que l’on avait besoin de travailler en équipe. Et créer un concept autour du fait de promouvoir des créateurs et d’avoir des échanges avec des personnes dans la même situation que nous. Surtout que nous sommes d’anciennes collègues assez énèrgiques qui travaillons très bien ensemble.

Pourquoi ce concept en particulier?

On s’est rendu compte qu’on avait des concepts et des valeurs communes et surtout réunissables en un seul. Ce fût suite à notre déclic pendant notre ancien travail dans une grande enseigne qui nous a vraiment ouvert les yeux sur la nécessité de faire plus attention.

Ce côté solidaire et collaboratif nous a poussé également à créer Supermarket. Surtout après la crise et le fait que les petites marques se retrouvent lésées et ont du mal à se relever. On s’est dit qu’on pouvait collaborer et se mettre en avant mutuellement. Par exemple, au dessus c’est un espace de coworking. Les créateurs peuvent venir travailler ici et pourquoi pas proposer leurs produits à la vente aussi et penser, pourquoi pas, à une collaboration entre eux.

De nos jours, on voit aussi que les clients sont de plus en plus demandeurs de consommation éthique. Même si en Belgique ce n’est pas encore hyper présent car il y un certain prix à justifier également, prix que tout le monde n’est pas prêt à mettre. C’est pour cela qu’on fait le concept de dépôt-vente également. Histoire de permettre à tous de consommer durablement selon ses moyens.

Est-ce que les marques ou les intervenants peuvent venir vous contacter pour être exposés ou organiser des workshops ou les contactez-vous vous-mêmes?

Oui, bien sûr. On veut évidemment promouvoir des gens et des marques.

Ici, on a contacté des marques au début car personne ne savait qu’on était là mais bien sur elles peuvent nous contacter. On commence à en avoir certaines qui nous contactent via Instagram.

Au niveau des marques, le but c’est que les collections et les marques varient. Ce sont des contrats de six mois qu’on prolonge ou non. Pareil avec les intervenants. On souhaite vraiment diversifier les prix, les activités et les marques.

Dernière petite question, si quelqu’un vous demandait conseil pour commencer une transition vers un mode de vie plus durable, quel serait-il? 

Venir chez nous! (rire) L’idée c’est qu’ici la personne trouvera des pièces certes plus chères si cela vient des marques exposées, mais grâce au côté seconde main elle pourra se faire une tenue entière pour le même prix, par exemple.

Mais sinon, nous aussi on est dans un espace de transition éthique et donc nous ne sommes pas là pour donner des leçons. On est là pour inviter et proposer une nouvelle façon de consommer sans culpabiliser les gens. On ne veut pas donner de leçon, mais donner des conseils et inviter les gens à faire des efforts petit à petit. Les workshops sont bien pour ça, car ça permet de s’initier petit à petit et consommer de manière plus éthique. Et si même comme ça on n’est pas parfaits, et bien ce n’est pas grave.

Le mot de la fin?

On a encore énormément de projets à venir. C’est ce que l’on cherchait ici aussi, le fait que sur un même concept on peut faire énormément de choses et évoluer en fonction de ce qu’on veut faire et de ce qui plaira dans le futur. En premier lieu, on souhaitait que notre activité ait un sens et puisse évoluer dans le temps et en fonction des besoin des gens. Notre projet a un cadre mais pas de limite.

Le lieu qui accueillera le nouveau concept éthique bruxellois
Le lieu qui accueillera le nouveau concept éthique bruxellois

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