Rencontre avec Virginie, créatrice de Bulkbar

Il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion de discuter avec Virginie, créatrice d’un bar à en-cas sains au bureau: Bulkbar. Alors que la remise en question au niveau alimentation se fait de plus en plus, elle tente de sensibiliser les gens et les entreprises au vrac et au zéro-déchet. Grâce à bar à vrac, elle veut montrer que c’est accessible et possible au quotidien. Retour sur cette très chouette rencontre.

Quel est le concept de Bulkbar en deux mots?

C’est une solution axée autour du bien-être des employé·e·s au travail par le biais d’un distributeur d’en-cas sains. Un des gros avantages est que c’est sans énergie, le meuble ne demande à être branché à rien. On vient réapproivisonner le bar en entreprise nous-mêmes également. C’est donc une solution toute complète.

Le nom a-t’il une signification?

« Bulk » signifie « vrac » et « bar » signifie donc « bar ». Donc bar à vrac. L’objectif était surtout que ça sonne bien et que ça reste en tête.

Comment le projet a-t’il démarré?

J’étais avocate. Les heure sont très longues. Quand il est 20h-21h et que t’as rien à manger, tu dois alors aller dans des nightshop, tu manges mal, etc. L’idée du vrac avait déjà germé dans ma tête depuis un petit temps. Mais c’est là que ça a réellement commencé. Je me suis dit qu’en entreprise on ne fournissait pas grand chose de sain alors qu’on passe pourtant énormément de temps au travail. À la base, je me dirigeais plutôt vers le B2C pour redonner une alimentation saine à tout un chacun. Et puis, ayant réalisé qu’au bureau il n’y avait rien et que comme en B2C il y avait deja énormément de concurrence, je me suis dirigée vers le B2B. Le vrac était le fil rouge et puis ensuite j’ai été là où on n’avait besoin.

Pourquoi ce concept?

Il y a clairement un problème dans les entreprises avec l’alimentation saine. Il y en a peu. Et il y a peu de sensibilisation également au niveau du zéro-déchet et du vrac. Le fait que ce soit dans les bureaux fait aussi réaliser aux gens que le vrac est accessible et possible avec un peu d’organisation. C’est une habitude à prendre. Dans les supermarchés la sensibilisation est plus difficile donc dans les bureaux cela aide à sensibiliser. Et grâce à ça, j’ai eu des retours de personnes qui m’ont dit aller plus facilement vers l’en-cas sain plutôt que vers les « crasses » maintenant.

Comment/quand t’es-tu lancée?

J’ai fini mon barreau et je me suis ensuite lancée. En fait, j’en ai discuté pour la première fois le 4 novembre 2019 avec mon compagnon.

Virginie, Bulkbar's founder.
Virginie, créatrice de Bulkbar

Penses-tu qu’en Belgique les entreprises soient déjà sensibilisées au bien-être et surtout à la santé de leurs employés notamment sur la question de la nourriture, des snacks, etc.? 

Pas spécialement mais ils y pensent en tout cas. Certains le font quand même déjà avec les fruits frais, etc. Et puis quand j’arrive avec mon concept, elles sont généralement intéressées. J’éspère que la sensibilisation va continuer à se faire.

Quels sont tes objectifs avec ton projet?

Avec la Covid-19, je les ai un peu revus à la baisse. Mais mes objectifs sont d’avoir installé 250 meubles d’ici trois ans.

Si quelqu’un te demandait conseil pour commencer une transition vers un mode de vie plus sain (au travail, quand on est actif, etc.), quel serait-il?

Pour moi, ce serait de ne pas faire de changement trop radical. En tant qu’humain il n’est pas possible de faire un changement durable s’il est trop radical. Ce serait donc de faire ça par petits pas, par petites étapes. Histoire que ça perdure dans le temps, c’est le plus important.

Une chose à ajouter, quelque chose que tu souhaiterais transmettre de ton projet aux personnes qui découvrent ton projet?

L’alimentation saine est super importante ainsi que le bien-être au travail. Les sucres sont partout et ça cause des pics de glycémie qui après te donnent un gros coup de pompe, par exemple. J’ai vachement été sensibilisée à tout ça et ça m’a permis de réaliser que c’est tellement important de manger correctement, surtout sur la durée. Même s’il ne faut pas être extrême, bien sûr.

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